Kolda : les femmes enceintes invitées à fréquenter les structures sanitaires

Le médecin chef de la région (MCR) médicale de Kolda, docteur Bernabé Ngingue invite les femmes enceintes du Fouladou à fréquenter les structures sanitaires où les traitements du paludisme sont gratuits pour elles, a indiqué une dépêche de l’Aps.
“Seules celles qui se rendent dans les structures de santé peuvent bénéficier de la gratuité et, de nos jours, si elles les fréquentaient convenablement, les risques de paludisme chez la femme enceinte et son bébé seraient réduits de façon significative” a-t-il estimé lors d’un entretien accordé à l’Aps.
Il a fait comprendre que dans le cadre de la prise en charge de la lutte contre le paludisme des stratégies sont mises en place par la tutelle pour un changement de comportement positif des populations.
“Ces stratégies sont déroulées avec l’appui des relais communautaires qui jouent un rôle important dans l’accompagnement, la sensibilisation et l’éducation des populations” a relevé le médecin.
Le docteur Bernabé Nguingue a indiqué que malgré de réels progrès notés ces dernières années avec un taux de prévalence qui tourne entre 7 et 12 % dans la population générale suivant les différentes localités, la région de Kolda fait partie des régions à fort taux de prévalence.
A l’en croire, parler du paludisme est une nécessité et offre l’opportunité aux prestataires de davantage sonner la mobilisation.
“Fort heureusement le poids du paludisme diminue dans la mesure où les cas de décès liés à la maladie sont à la baisse et notre objectif est d’aller vers zéro cas de décès” a expliqué le MCR de Kolda.
Selon lui, le nombre de personnes diagnostiquées soit par des agents communautaires ou par un personnel de santé a augmenté et cela permet d’avoir une idée sur les personnes ayant bénéficié du service dans la population générale.
“Le paludisme chez la femme enceinte reste une urgence et une priorité dans la région de Kolda, car malgré le diagnostic gratuit les femmes enceintes ne se rendent pas dans les structures sanitaire et cela pose un problème pour la santé de la mère et de l’enfant” a conclu docteur Gningue.
senego